Vypracovala: Ing. Martina Liščinská



 

La région de Košice est l'une des huit régions administratives de la Slovaquie, issue du partage de l'ancienne région de Slovaquie orientale en 1990. La région de Košice est devenue, le 19 décembre 2001, la région autonome de Košice (collectivité territoriale).

La région se situe dans le sud-est de la Slovaquie et borde la Hongrie au sud, l'Ukraine à l'est la région de Prešov au nord et la région de Banská Bystrica à l'ouest.

Košice (prononcé en hongrois : Kassa), appelée parfois Cassovie en français sur la base du nom latin Cassovia, est la deuxième ville de Slovaquie par sa population et était la cinquième de l'ancienne Tchécoslovaquie.

Située sur la rivière Hornád, carrefour routier et ferroviaire, Košice est la capitale régionale de la région de Košice mais elle étend son influence au-delà des frontières régionales à toute la Slovaquie orientale. La ville est le siège de plusieurs universités, de la cour constitutionnelle de Slovaquie et des diocèses catholique romain (depuis 1995 archidiocèse) et catholique grec.

Le centre-ville s'articule autour de la rue Hlavná, rendue aux piétons depuis 1986. Celle-ci comprend de nombreuses maisons, palais aristocratiques et églises mêlant les architectures gothiques, baroques ou art nouveau avec en son centre la plus grande église de Slovaquie, la cathédrale Sainte-Élisabeth. Le tout constitue le plus grand centre historique protégé de Slovaquie.

Ville royale, chef-lieu historique du comitat de Abaúj, c'est la première ville d'Europe à s'être vu attribuer des armoiries.

Avec Marseille, Košice partage le titre de capitale européenne de la Culture pour l’année 2013. La deuxième ville de Slovaquie espère réussir à faire autant parler d’elle que le projet provençal. Située à l’est du pays, près des frontières ukrainienne et hongroise, Kosice mise notamment sur le recyclage de son patrimoine industriel et son histoire multiculturelle pour changer son image de ville industrielle, perdue au milieu de l’Europe.

Il faut du temps pour se rendre à Košice, même pour les habitants de la capitale Bratislava, toujours prompts à moquer l’accent typique des autochtones, qu’ils ont parfois du mal à comprendre. Cassovia en latin, Kaschau en allemand, Kassa en hongrois, Košice en slovaque : les noms successifs de la ville témoignent d’une histoire mouvementée au gré des changements de frontières fréquents dans ce coin d’Europe centrale.

Foyer historique de plusieurs communautés, Košice compte bien jouer la carte multiculturelle pendant cette année 2013, les minorités hongroise, polonaise, ruthène, juive et rom sont toujours très importantes.

 

Réalité multiculturelle

Une statue de l’écrivain magyar en face d’une chaise vide rappelle que Sandor Marai est un enfant du pays. Parmi les souvenirs qui se vendent le mieux à l’office du tourisme, on en trouve à l’effigie d’Andy Warhol, dont la famille ruthène vivait dans les environs. La réalité multiculturelle de Košice est cependant aujourd’hui complexe. La communauté juive a été presque entièrement exterminée à la fin de la guerre, certains politiciens détériorent régulièrement les relations entre la majorité slovaque et la minorité hongroise, et les Roms ont été regroupés dans un quartier d’immeubles insalubres tristement célèbre, Lunik IX.

C’est une cité qui a été sciemment transformée en ghetto rom par les autorités municipales à partir de 1995.La ville a nettoyé le centre-ville de toutes les familles roms qui y vivaient, pour satisfaire les besoins des nouveaux riches slovaques. Tous les Roms ont été regroupés dans ce même quartier, et il était évident dès le départ qu’un ghetto très problématique était créé.

 

Lourd patrimoine industriel

Malgré les licenciements, bon nombre des 240 000 habitants dépendent encore, directement ou indirectement, des revenus dégagés par le complexe métallurgique local. L’actuel propriétaire américain U.S. Steel, qui serait prêt à vendre, est encore présent partout, de l’équipe locale de hockey sur glace à la salle polyvalente en passant bien sûr par le projet de capitale européenne de la Culture.

De son lourd patrimoine industriel légué par quatre décennies de communisme, Kosice veut aujourd’hui faire une rampe de lancement pour la culture et la création. C’est à la Tabacka, une ancienne usine de traitement du tabac, transformée en salle de concert et brasserie

Les tramways aussi ont pris une nouvelle apparence, avec des graffitis bariolés réalisés par des artistes locaux, dans l’esprit de l’ensemble du projet Košice qui veut faire la part belle aux cultures urbaines. Amener la culture hors du centre historique de Košice, c’est l’objectif d’un Français de l’équipe slovaque, avec notamment la transformation d’anciennes grandes chaufferies en lieux de rencontres culturelles pour les habitants des barres d’immeubles qui quadrillent la ville. Un des blocs de béton vient d’être réaménagé en espace dédié aux sports urbains, avec module pour skateboards et rollers, et piste de danse. Une autre de ces anciennes chaufferies abrite une exposition de photos et un espace de projection de films.

 

« Promouvoir l'image de la ville »

Si certaines voix se sont élevées contre l’investissement d’une centaine de millions d’euros dans le projet Košice 2013, dans la zone piétonnière qui entoure la cathédrale gothique Sainte-Elisabeth, il est rare d’entendre des critiques négatives. « Si ça peut promouvoir l’image de notre ville et amener des visiteurs, alors ce sera gagné », estime Josef Nagy, retraité membre de la minorité hongroise qui représente environ 20% de la population de la ville.

« Ce qui a été investi va pouvoir servir à d’autres projets par la suite », espère le jeune informaticien Tomas, l'une des 6 000 personnes à travailler aujourd’hui dans le secteur des technologies de l’information sur lequel misent beaucoup les autorités locales. « J’aimerais que cela aide au moins les étrangers à situer Kosice sur une carte ! », lâche l’étudiante Eva, qui s’indigne qu’un prestigieux quotidien allemand ait situé Košice en Slovénie dans un article consacré à Marseille cette semaine.

Dans les bureaux situés dans la mairie de Košice, une énorme bâtisse blanche du plus pur >



 

Použitá literatúra:

http://www.kosice2013.sk/

www.visitkosice.eu