Vypracovala: Mgr. Eva Gutová
La littérature française du XVIIe siècle est liée aux évolutions politiques, intellectuelles et artistiques qui se font jour entre 1598 - promulgation de l’édit de Nantes d’Henri IV qui met fin aux guerres de religions du XVIe siècle -, et 1715, date de la mort de Louis XIV, le Roi-Soleil qui a imposé la monarchie absolue au royaume. L'un des faits dominants dans le domaine culturel est la forte consolidation du pouvoir royal qui fait, à la fin du XVIIe siècle, de la Cour et du roi, à Versailles, les maîtres du bon goût, même si la « ville » et sa bourgeoisie commencent à jouer un rôle dans le domaine des arts et de la littérature avec une diffusion plus large des œuvres et un développement de la lecture.
Le XVIIe siècle est un siècle majeur pour la langue et la littérature françaises en particulier pour les œuvres du théâtre classique avec les comédies de Molière et les tragédies de Corneille et Racine. Mais si le classicisme s’impose dans la seconde moitié du siècle sous le règne de Louis XIV, les chefs-d’œuvre qu'il a produits ne doivent pas éclipser d’autres genres comme les textes des moralistes et des fabulistes (La Fontaine) et le genre du roman qui s’invente au cours de cette période avec les romans précieux, les histoires comiques et les premiers romans psychologiques comme La Princesse de Clèves, ou encore la poésie baroque de la période Louis XIII, remise en honneur depuis Les Grotesques de Théophile Gautier.
Molière et son œuvre « L´Avare »
Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, né à Paris, baptisé le 15 janvier 1622 et mort à Paris le 17 février 1673, est un dramaturge et acteur de théâtre français. Considéré comme l'âme de la Comédie-Française, il en est toujours l'auteur le plus joué. Impitoyable pour le pédantisme des faux savants, le mensonge des médecins ignorants, la prétention des bourgeois enrichis, Molière aime la jeunesse qu'il veut libérer des contraintes absurdes. En 1668, Molière surmonte les épreuves morales qu’il vient de vivre. Il donne en suivant Amphitryon, George Dandin et L’Avare.
Résumé de la pièce:
Harpagon, vieil avare tyrannique, a entrepris de réduire le train de vie de sa maison. Par la pratique de l’usure, il continue à accroître sa fortune. Veuf, il abrite sous son toit ses deux enfants : sa fille Élise et son fils Cléanthe. Au début de la pièce, nous apprenons qu’Élise est amoureuse de Valère, le fils d’un noble napolitain exilé, cachant son identité sous un faux nom, mais elle n’ose envisager un mariage sans l’accord de son père. Valère, pour vivre auprès d’elle, a donc imaginé de se faire engager comme majordome d’Harpagon. Cléanthe, quant à lui, souhaite épouser Marianne, jeune fille sans fortune vivant avec sa mère. Harpagon, grâce à l’entremetteuse Frosine, nourrit lui aussi un projet matrimonial avec la jeune fille. Tout chavire lorsque Cléanthe essaie de rassembler une grosse somme d’argent. L’usurier qu’on lui indique n’est autre que son père! Harpagon a entre-temps dissimulé dans son jardin une cassette remplie de dix mille écus. Cette somme ensevelie le tourmente de craintes si bien qu’il devient obnubilé par la peur d’être volé. Son incessant manège a été repéré par La Flèche, le valet de Cléanthe, qui voit dans le coffre une solution aux difficultés d’argent de son maître. Après avoir découvert que son fils se couvrait de dettes, Harpagon apprend que ce dernier est épris de Marianne. Ainsi le père se trouve-t-il en concurrence avec son fils. Sa fureur est alors portée à son comble. Il entend écarter son fils au nom de l’obéissance due à l’autorité paternelle et l’obliger à s’engager dans un mariage contre nature avec la riche veuve qu’il lui destine. Quand, peu après, il découvre qu’on lui a dérobé sa chère cassette, il sombre dans un délire paranoïaque. Il accable alors Valère dénoncé par un serviteur qui désire se venger du majordome. Valère qui ignore ce qu’on lui reproche avoue vouloir épouser Élise. Alors que la tension monte dangereusement en présence d’un commissaire venu enquêter sur le vol, tout va heureusement se terminer. Valère fait connaître sa véritable identité et retrouve son père et sa sœur, qui n’est autre que Marianne. Cléanthe épousera Marianne, Valère épousera Élise, tandis qu’Harpagon reste seul avec sa cassette.
Si le titre pointe sur le péché capital de l’avarice, ce vice n’est pas l’unique manière d’envisager les rapports à l’argent dans cette pièce. En fait, Molière aborde aussi deux autres questions de société qui, pour rester secondaires, n’en sont pas moins fort développées. En premier lieu, le dramaturge moraliste évoque la prodigalité du fils qui, bien entendu, réagit à la pingrerie de son père. Mais, dans son refus des excès paternels, Cléanthe se livre lui aussi à la démesure. Molière se moque de cette propension de la jeunesse à vouloir suivre une mode dispendieuse et mener grand train. Ensuite est clairement posé le rôle de l’argent dans le destin des filles, notamment lorsqu’elles doivent contracter une union matrimoniale. Le mariage, dans la bouche de l’avare, est d’abord une transaction commerciale où sont clairement examinés profits et pertes. Enfin Molière aborde le rôle de l’argent dans ses rapports avec le pouvoir. Celui qui a de l’argent peut imposer sa volonté à ses semblables. Il est écouté sinon entendu, craint à défaut d’être respecté. La fortune donne du poids à ses envies. Il tient comme en otages ceux qui gravitent dans son entourage. Il est exposé à la flatterie. Il ne reçoit qu’une image déformée de son être.
Avec l’Avare, on pense d’abord au registre comique si l’on s’en tient à l’énormité du propos, à cette exagération qui interdit au personnage d’exister dans la réalité. La pureté du type, le condensé des vices le conduisent à n’être qu’un produit du laboratoire littéraire. Ce parti pris est rassurant pour le spectateur qui voit en lui un repoussoir ridicule pour tenter de moraliser les relations sociales, tout particulièrement le conflit des générations entre parents plus qu’économes et jeunesse qui aspire à vivre sans compter. Les gesticulations, les invraisemblances, la caricature, la fin heureuse, les rôles conventionnels, les formules et les jeux de mots qui émaillent le texte démontrent assez la volonté comique et l’art scénique de Molière.
Literatúra:
fr.wikipedia.org/.../Littérature_française_du_XVIIe_siècle