Vypracovala: Mgr. Eva Gutová


La littérature du XXe siècle donne l'impression d'être abondante et inclassable. Cette complexité vient certes du nombre de livres édités, mais surtout des bouleversements historiques et sociologiques qui ont marqué le siècle et posé des questions auxquelles aucune réponse univoque n'a été donnée.

 

Le renouvellement est assuré par des groupes restreints, les "avant-gardes" coupées du grand public. Cela ne doit pas faire illusion, la plupart des auteurs continuent à écrire selon l'esthétique du roman réaliste du XIXe siècle.

 

On peut supposer que tous les Français sont un public potentiel mais ce public n'est plus homogène: l'impression d'abondance que donne la littérature n'est donc que la multiplication du nombre des auteurs destinés à satisfaire les goûts de ce public diversifié, et non le symptôme d'une richesse d'invention. Ce qui s'accroît surtout, c'est une littérature de divertissement pour un public de culture moyenne, littérature dont l'importance sociologique est peut-être plus grande que les préoccupations esthétiques.

 

La littérature est de plus en plus un commerce. La pauvreté créatrice est souvent dissimulée par la fabrication d'"événements littéraires": publicité, vedettariat, multiplication des Prix, exploitation rapide des succès, etc.

 

La notion de culture apparaît comme relative aux goûts et aux définitions de la classe dominante qui tend à en faire un dogme figé; l'enseignement la propage comme une vérité immuable (tradition, inutilité, humanisme), alors que le monde social évolue et manifeste des goûts et des désirs différents. L'écrivain prend une conscience plus aiguë de son isolement et de sa compromission avec la société bourgeoise, il devra choisir une attitude: écrire ce qui se vend; écrire pour écrire, réfléchir sur soi et sur l'acte d'écrire; écrire pour changer le monde : s'engager; contester la place et la fonction de la culture au profit d'une culture authentiquement populaire. En marge de la littérature "officielle" se développe une paralittérature (roman policier, bande dessinée,...) et des moyens d'expression nouveaux (cinéma, radio, télévision, disques...).

 

Il est impossible de citer tous les auteurs et il est très difficile de leur trouver assez de points communs justifiant qu'on les réunisse sans quelque arbitraire.

 

Albert Camus – L´Étranger


L'Étranger est un roman d'Albert Camus, paru en 1942. Il prend place dans la trilogie que Camus nommera «cycle de l'absurde» qui décrit les fondements de la philosophie camusienne: l'absurde.


Résumé:

 

Le roman met en scène un personnage-narrateur, Meursault, vivant en Algérie française. Le protagoniste reçoit un télégramme lui annonçant que sa mère vient de mourir. Il se rend à l'asile de vieillards de Marengo près d'Alger et assiste à la mise en bière et aux funérailles sans prendre l'attitude de circonstance que l'on attend d'un fils endeuillé.

 

Après l'enterrement, il rencontre Raymond Sintès (un voisin de palier) qui l'invite à la plage. Ce dernier est souteneur et s'est montré brutal avec sa maîtresse Mauresque; il craint des représailles du frère de celle-ci. Se promenant sur la plage, ils croisent deux hommes dont l'un est le frère de la jeune femme. Une bagarre éclate, au cours de laquelle Raymond est blessé au couteau. Plus tard, Meursault marche seul sur la plage, il est accablé par la chaleur et le soleil, il rencontre à nouveau l'un des Arabes, couché à l'ombre d'une source, qui à sa vue montre son couteau. Meursault sort de sa poche le revolver de Raymond, abruti par la luminosité, par la touffeur, ébloui par le reflet du soleil sur la lame du couteau, il tire et tue l'arabe. C'est la fin de la première partie.

 

Dans la seconde moitié du roman, Meursault est en prison, son procès se prépare, puis il est jugé et condamné à la guillotine.

 

Analyse:

 

Il s'agit donc d'un roman dont le personnage principal, mystérieux, ne se conforme pas aux canons de la morale sociale, et semble étranger au monde et à lui-même. Meursault se borne, dans une narration proche de celle du journal intime (l'analyse en moins), à faire l'inventaire de ses actes, ses envies et son ennui. Il est représentatif de l'homme absurde.

 

L'existence ici-bas n'a pas de sens. Les événements s'enchaînent de manière purement hasardeuse, et c'est une sorte de fatalité qui se dresse devant nous. C'est pourquoi Meursault se borne à faire l'inventaire des événements de manière froide, distante, comme si ceux-ci survenaient indépendamment de toute volition. Mais Meursault reste un personnage positif, qui s'accommode parfaitement de cette existence. Aussi ne triche-t-il pas avec la vérité, devant Marie, Cardona ou le tribunal. Non qu'il manifeste ainsi un quelconque orgueil : simplement, il accepte les choses telles qu'elles sont et ne voit pas l'intérêt de mentir aux autres ou à lui-même.

 

En tuant l'homme arabe, Meursault ne répond donc pas à un instinct meurtrier. Tout se passe comme s'il avait été le jouet du soleil et de la lumière. En ce sens, la relation du meurtre prend une dimension quasi mystique, d'autant que ce soleil et cette lumière sont omniprésents dans le roman, et agissent même concrètement sur les actes du narrateur-personnage.

 

Meursault est un homme qui n'entre pas dans le rang d'une certaine normalité. Il est condamné à mort, sans circonstances atténuantes, parce qu'il ne montre pas d'émotion: il ne pleure pas à l'enterrement de sa mère, il ne regrette pas d'avoir tué, il dit sa vérité quant au mobile du meurtre.

 

Meursault devient l'homme révolté que l'auteur évoquera plus tard. Or, la révolte est la seule position possible pour l'homme de l'absurde: «Je tire ainsi de l'absurde trois conséquences qui sont ma révolte, ma liberté et ma passion. Par le seul jeu de la conscience, je transforme en règle de vie ce qui était invitation à la mort — et je refuse le suicide.» écrit encore Camus dans son essai.


 

Literatúra:

http://users.skynet.be/fralica/refer/theorie/annex/histlitter/hlitt20.htm#20tg

http://fr.wikipedia.org/wiki/L'%C3%89tranger