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L'hypothalamus est aussi à l'origine des comportements et
conduites dictés par la faim ou la soif. Lorsque les capteurs situés en son
sein ou en périphérie, dans le système digestif par exemple, indiquent une
diminution importante des réserves énergétiques, il active un ensemble de
relais qui conduisent simultanément à la mobilisation des réserves de
l'organisme et à un comportement de prise alimentaire selon des conduites
élaborées au niveau du système limbique puis du cortex cérébral; les neurotransmetteurs
impliqués commencent à être connus.
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Le système limbique
Le terme de «système limbique» est dérivé de la
description par Paul Broca d'un lobe situé en bordure intérieure des
hémisphères cérébraux. En fait, notre notion actuelle du système repose sur
les travaux des Américains J. Papez puis MacLean, qui mettent en évidence un
circuit complexe, très ancien en termes d'évolution des espèces, impliqué
dans la naissance et l'expression des émotions.
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Anatomiquement, il s'agit d'une boucle qui entoure le
troisième ventricule et relie des ensembles de neurones aux noms étranges:
tubercules mamillaires, amygdale, hippocampe, habénula, accumbens, strie
terminale, etc. Le plus important est de savoir que ces ensembles sont
intimement connectés et reçoivent de multiples informations venant de tout le
système nerveux, et plus particulièrement du cortex cérébral et de
l'hypothalamus.
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Élaboration des comportements instinctifs
En retour, c'est au niveau de ce circuit complexe que
s'élaborent certains comportements «instinctifs», comme l'agressivité ou la
fuite, mais également des sensations telles que le plaisir, ou, en d'autres
termes, la satiété et le contentement. Il existe également une étroite
coopération entre le système limbique et l'hypothalamus dans la naissance, le
développement et l'élaboration des conduites sexuelles.
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L'hippocampe
Le système limbique, et plus particulièrement
l'hippocampe, situé dans la partie interne du lobe temporal, est également un
relais essentiel des phénomènes d'apprentissage et de récupération des
informations stockées en mémoire. Sa destruction entraîne une perte
irréparable de ces deux fonctions. Par ailleurs, il est connu que la qualité
de l'apprentissage et de la remémoration est liée aux affects associés aux
circonstances de leurs acquisitions: on se rappelle mieux un événement fort,
qu'il soit du domaine du plaisir ou de la douleur.
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L'ensemble hypothalamus-système limbique, souvent
considéré comme le cerveau primitif, préside à un grand répertoire de
situations et de conduites allant de la faim à la fuite, en passant par la
peur et l'attaque. Il arrive toutefois un moment où ces conduites entraînent
une interaction avec le milieu extérieur. Chez la plupart des animaux, et
particulièrement chez les mammifères, le développement du cortex cérébral
correspond à la possibilité de maîtriser les conduites instinctives. Cela
permet de les différer dans le temps et d'élaborer ainsi les stratégies d'une
meilleure satisfaction des besoins.
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Chacun de nos comportements
relève d'une fonction du cerveau. L'esprit, la conscience, la pensée sont des
aspects de l'activité cérébrale, comme le sont les actions de courir, de
sourire, d'apprendre ou de souffrir. Inversement, les troubles des émotions,
de la pensée ou des fonctions perceptives et motrices caractérisent les
maladies psychiques et neurologiques et résultent souvent de lésions,
fonctionnelles ou organiques, du cerveau. Quelles règles lient l'anatomie et
la physiologie du cerveau aux actions de percevoir ou d'agir? Cette frontière
de la connaissance de l'homme par lui-même est l'un des enjeux majeurs des
neurosciences.
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Le cerveau, objet de mythes, de légendes et de mystères,
est depuis longtemps le sujet de recherches. C'est un organe comme le cœur,
le foie ou le rein. Certes, son organisation est d'une complexité sans égale,
mais comme tous les tissus il est composé de cellules, qui fonctionnent selon
les lois communes à toutes les cellules. C'est leur spécialisation et leur
organisation en réseaux qui déterminent la spécificité du cerveau et font de
lui l'organe de la perception et de l'action, de la pensée et de la communication.
Chez l'animal comme chez l'homme, il met en relation le monde intérieur et le
monde extérieur.
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Description anatomique du cerveau
Situé dans le crâne, le cerveau est protégé par les trois membranes
constituant les méninges: la dure-mère, l'arachnoïde et la pie-mère. Il est
partagé en deux hémisphères cérébraux, chacun étant lui-même divisé en quatre
lobes (frontal, temporal, pariétal et occipital), par trois sillons
accentués; les deux hémisphères sont reliés grâce aux corps calleux. Le thalamus,
l'hypothalamus et l'hypophyse constitutent le cerveau antérieur. Le tronc
cérébral, prolongement de la moelle épinière dans le crâne, est formé du pont
de Varole et du bulbe rachidien. À la base postérieure du crâne, au-dessous
des hémisphères, le cervelet contrôle les activités motrices commandées par
le cerveau.
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L'anatomie du cerveau
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